Cineco, cinéma d'art et d'essais | Cévennes

Sainte Croix Vallée Française

Accueil

Commune associée à la " Communauté de communes de la Cévenne des Hauts Gardons " - les Cévennes en Lozère
Page citoyenne, éditée par  les associations et  amis de Ste Croix VF



CINECO | Cinéma classé "Art & Essai"

Historique

Cinéco est né en 1983 au cœur des Cévennes. A l’origine, ce sont quelques amateurs de cinéma qui ont eu l’envie de faire partager leur passion en créant un cinéma itinérant. D’abord c’est un premier circuit qui a été mis en place entre quelques villages de la Vallée Française. Au fur et à mesure, d’autres villages ont rejoint Cinéco pour former à l’heure actuelle, deux circuits sur 12 villages.

Objectifs

Cinéco s’est donné comme but d’offrir une ouverture culturelle par le biais de l’accès au 7ème art aux habitants du Gard et de la Lozère. A travers son action, Cinéco contribue ainsi au développement local, par une présence attractive pour le maintien des populations et l’accueil des nouveaux habitants. Son fonctionnement associatif en grande partie basé sur le bénévolat s’inscrit complètement dans la dynamique du lien social.

Téléphone
04 66 45 94 41
Site internet
Sources, textes et photos CINECO

 

Notre actualité en bref ...
 

 

08/01/2017 à 20h30 | Moi Daniel Blake
 
Un film de : Ken Loach
Date de sortie : 26 octobre 2016

Avec : Dave Johns, Hayley Squires, Dylan McKiernan
Pays : GB, France, Belgique

Synopsis :

 Durée : 1h39

Drame - Palme d'or cannes 2016

Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

 

Notre avis :

Dix ans après « Le vent se lève, le réalisateur reçoit une deuxième palme d'or. Celle de la dignité, que ce fils d'électricien d'usine veut rendre depuis le début de sa carrière à la classe ouvrière.

Ken Loach entre donc dans le club fermé des réalisateurs doublement palmés. Il y rejoint les frères Dardenne, Michael Haneke, Francis Ford Coppola, Shohei Imamura et Emir Kusturica. À 80 ans, le réalisateur britannique, qui avait annoncé sa retraite, a repris le combat avec Moi, Daniel Blake. Son manuel de survie en milieu hostile lui a permis d'être célébré dix ans après Le vent se lève, chronique intense et fratricide sur l'indépendance irlandaise et la guerre civile qui s'est ensuivie.

Dans son nouveau film, chronique kafkaïenne sur les pas d'un homme qui, aux yeux des services administratifs, n'est pas assez malade pour avoir droit à une pension d'invalidité, le cinéaste a le don de saisir le ton juste, de choisir la distance qu'il faut. Et d'y rajouter l'humour qui chez lui, comme toujours, est la politesse du désespoir. Il filme ces laissés-pour-compte avec une énergie qui ne triche jamais, une compassion qui ne fléchit pas. On a la sensation de la vie qui passe, avec ses injustices, ses joies, ses folies. Il est difficile d'écouter sans avoir la gorge serrée la déclaration d'amour posthume du héros à son épouse.

Le pire n'est pas toujours sûr, puisqu'il est possible de former un ersatz de famille, de bricoler un semblant de tendresse, comme on construit une bibliothèque que nul ne vous a demandée.

Daniel Blake, veuf menuisier obligé de s'inscrire au chômage, va se révolter, écrire son nom sur les murs avec une bombe à peinture. Il risque la crise cardiaque. Peu importe, tant qu'il existe. Il refuse d'être un simple consommateur, un banal usager. «Citoyen», ce mot dont on nous rebat les oreilles, prend soudain un son neuf. «Le cinéma apporte du rêve mais a aussi une mission de protestation. Il sert à mettre en scène le peuple contre les puissants. Et j'espère que cette tradition va se poursuivre», a-t-il déclaré sur la scène du Grand Théâtre Lumière en recevant sa palme des mains de Mel Gibson.

La solidarité est parfois une grande chose. Ken Loach veille. Sa colère est intacte. Son film a une dignité, une épaisseur qui touchent le noir de la cible. Le vieux gauchiste britannique a tiré des larmes aux festivaliers. Était-ce son baroud d'honneur? Cela y ressemble. Grâce à lui, la classe ouvrière ira au paradis

... Lire plus
... Réduire
CINECO-174     publié 24-12-2016
 

 

20.12.2015 à 20h30 | Microbe et Gazoil
 
Un film de Michel Gondry, France, 2015
avec Ange Dargent, Théophile Baquet, Diane Besnier
Durée :1h43. . Comédie
Accessible dès 8 ans

Synopsis:
Les aventures débridées de deux ados un peu à la marge : le petit "Microbe" et l'inventif "Gasoil". Alors que les grandes vacances approchent, les deux amis n'ont aucune envie de passer deux mois avec leur famille. A l'aide d'un moteur de tondeuse et de planches de bois, ils décident donc de fabriquer leur propre "voiture" et de partir à l'aventure sur les routes de France...

On retrouve ici la patte, le savoir-faire et les marques de fabrique d?un réalisateur que nous apprécions : un décalage certain s'exprimant dans le langage châtié de ces ados de 2015, un goût du système D, de l'humour, de la tendresse et un doux parfum de nostalgie. Le tout dans un petit film modeste et personnel.

« Microbe et Gasoil » carbure à l'émotion pure et se réclame autant
de « Diabolo menthe » que de Jacques Tati. Réjouissant !
... Lire plus
... Réduire
CINECO-50     publié 22-10-2015

 

13.12.2015 à 20h30 | DHEEPAN
 

Un film de : Jacques Audiard
Date de sortie : 2015
Avec : Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby
Accesibilité : dès 15 ans

Synopsis :
Durée : 1h54 Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs Version originale sous titrée Palme d'or Cannes 2015 Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

« Cette Palme singulière est aussi – et peut-être surtout – une grande et belle histoire d’amour entre deux êtres sans doute la plus émouvante qu’on verra au cinéma cette année. »

Notre avis :
Cette fois, ses détracteurs ne pourront pas reprocher à Jacques Audiard de ne pas prendre de risques : "Dheepan" est un film parlé pour l’essentiel en langue tamoule, sans acteurs connus (à l’exception de Vincent Rottiers) et dont les protagonistes principaux appartiennent à cette catégorie que l’on préfère ne pas voir et que, du coup, on finit par ne pas voir en effet. Ils viennent du Sri Lanka, et ont fui la guerre. Audiard sait ce qu’est le cinéma. Il sait aussi retrouver les thèmes qui lui sont chers, qui adviennent sans qu’il l’ait souhaité forcément, sans même peut-être qu’il en ait conscience : comme dans plusieurs de ses films précédents, il va être question d’une famille. Ici il s’agit d’une fausse famille. De cet assemblage de circonstance une vraie famille va-t-elle naître ? C’est un des enjeux majeurs du film, dont les motifs s’entrecroisent et se combinent avec ceux produits par la situation du couple, gardiens dans une cité qu’ils observent comme un monde étranger et à part. Un monde qu’ils doivent comprendre. "Dheepan" est arrivé à Cannes à peine terminé ; Audiard, s’il avait eu le temps pour cela, en aurait peut-être modifié le montage, un peu abrupt dans la dernière partie, mais voilà, la palme d’or a rendu toute modification impossible. Et tout compte fait, c’est très bien ainsi.

... Lire plus
... Réduire
CINECO-49     |     Voir les photos publié 22-10-2015

 

08.11.2015 à 20h30 | LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT
 

Avec : Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau, Catherine Deneuve
Un film de : Jaco van Dormael
Date de sortie : 2015
Pays : Belgique
Accesibilité : dès 10 ans

Synopsis :
Durée : 1h54
Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

« Jaco Van Dormael cache un humanisme désespéré dont l'humour belge blasphématoire mériterait que son auteur soit canonisé. Hâtez-vous d'aller voir ce film avant que Dieu le censure ! »

Notre avis :
Cinq ans après son dernier film, le cinéaste revient au cinéma. Résultat : 112 minutes de divagations surréalistes où le douteux côtoie le sublime ; 112 minutes d’un délire qui ne ressemble à rien d’autre qu’à lui et à son cinéma, bordélique et joyeux. Le récit, un patchwork chapitré où chaque disciple a droit à son sketch, compte moins que les associations d’idées, les références musicales et l’harmonie miraculeuse qu’il parvient à créer. Drôle de poème carburant à la métaphysique, bâti sur des effets de rimes visuelles ou des références tordues, "Le Tout Nouveau Testament" est un film aussi vénère et généreux que son héroïne. C’est parfois n’importe quoi, mais c’est souvent hilarant, émouvant et provocant. Contre vents et marées, Van Dormael, que l’on pensait cramé, continue donc de pratiquer un cinéma "idiot" au sens dostoïevskien : angélique, pur et chargé

... Lire plus
... Réduire
CINECO-48     |     Voir les photos publié 21-10-2015

 

25.10.2015 à 21 h | LE SOUFFLE
 

Un film de : Alexander Kott
Date de sortie : 2015
Avec : Elena An, Karim Pakachakov, Narinman Bekbulatov-Areshev
Pays : Russie
Accesibilité : dès 12 ans

Synopsis :
Durée : 1h35 Drame Poétique Version originale sous titrée Diffusion restreinte Un homme et sa fille vivent paisiblement dans une ferme isolée des steppes kazakhes. Quotidiennement le père se rend quelque part à bord de son vieux camion, mais où ?,tandis que la demoiselle rêve et contemple le monde qui l'entoure et le monde d'une vaste carte au mur de sa chambre. Deux jeunes gens, amoureux de la belle, lui tournent autour. L'un est un blanc, l'autre un cavalier kazakh. Les jours s'écoulent, dans une répétition heureuse et insouciante, jusqu’à une nuit d'orage où les choses vont commencer par se préciser.

"Cette ode à la jeunesse et à l'amour, tournée dans des paysages spectaculaires, est exubérante de beauté et toujours pleine de ressources, en particulier quand il s'agit de surprendre le spectateur dans l'inattendu."

Notre avis :
Film muet d'une beauté rayonnante, aux lignes graphiques pures, où le vent et le soleil se mêlent pour nimber les quatre personnages d'une aura poétique quasiment palpable à l'écran, la proposition artistique d'A. Kott, réalisateur inconnu chez nous à ce jour, nous donne à savourer une épure stylistique rare ainsi qu'une plongée intimiste et joyeuse dans la naissance de l'amour et des sentiments. Mais c'est aussi une œuvre politique intelligente, car sans un mot (surtout ne pas louper la courte phrase qui introduit le film !) nous sommes également inviter au cœur de l’indicible des essais nucléaires soviétiques (l'action se déroule en 1949). Ce film est une surprise, un ravissement, un cri. Bref, ce qu'on peut appeler un petit bijou. Ou un chef-d’œuvre. C'est selon.

... Lire plus
... Réduire
CINECO-46     |     Voir les photos publié 20-10-2015
Contacter le gestionnaire WEB .
Communauté de communes de la Cévenne des Hauts Gardons
Bassurels - Gabriac - Moissac Vallée Française - Molezon
Le Pompidou - Saint Etienne Vallée Française - Saint Martin de Lansuscle - Sainte Croix Vallée Française